Stoa-journal

Les 5 blessures de l'âme : une grille parmi d'autres

Rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice : le modèle popularisé par Lise Bourbeau a largement dépassé le cadre du livre pour entrer dans le vocabulaire du développement personnel. Ces cinq notions peuvent fournir des mots pour commencer à regarder une situation autrement. Mais elles ne constituent ni un diagnostic, ni une description scientifique de votre personnalité, ni une vérité à laquelle votre histoire devrait se conformer.

Une porte d'entrée n'est pas toute la maison

Une grille de lecture peut être utile précisément parce qu'elle simplifie. Elle attire l'attention sur quelque chose que l'on n'avait peut-être pas vu. Le risque apparaît lorsqu'elle commence à tout expliquer.

Une difficulté à supporter le silence devient de l'abandon. Une méfiance devient de la trahison. Une réaction à une remarque devient du rejet. À force de chercher parmi cinq réponses, il devient presque toujours possible d'en trouver une qui semble convenir. La grille finit alors par confirmer ce qu'elle était venue chercher.

Connaître une grille n'est pourtant pas encore savoir regarder une personne.

Retourner la méthode

Stoa-journal propose donc de faire le chemin inverse. Ne pas partir des cinq blessures pour chercher celle qui vous correspond. Partir de ce que vous vivez, dans la situation présente. Si une notion comme le rejet, l'abandon ou l'injustice permet de faire surgir une question intéressante, elle a peut-être rempli son rôle. Elle reste une hypothèse parmi d'autres. Il n'est pas nécessaire d'en faire une identité.

Ce qui manque aux cinq mots

Entre une expérience vécue et la manière dont une personne réagit aujourd'hui se trouvent son histoire, ses relations, son environnement, ses contraintes, ce qu'elle a appris depuis, ce qu'elle désire maintenant — et parfois simplement les circonstances du moment. C'est toute cette substance qui risque de disparaître lorsque l'on explique trop vite une personne par une catégorie.

Deux personnes confrontées au même événement peuvent le vivre très différemment. Et une même personne peut réagir différemment aujourd'hui de ce qu'elle aurait fait quelques années auparavant.

François-IA : utiliser le contexte sans en faire une cause

C'est aussi la manière dont François-IA utilise les informations que vous lui confiez. Votre histoire peut éclairer ce qui se passe aujourd'hui. Elle ne doit pas décider à l'avance de ce que vous êtes en train de vivre.

François-IA revient donc d'abord à la situation présente, à vos mots et à votre question. Le contexte personnel peut ensuite apporter un éclairage, provoquer un pas de côté ou faire apparaître une autre question.

François-IA ne cherche pas à vous faire entrer dans une case. Il ouvre un espace pour retrouver votre souffle, respirer et regarder autrement ce qui vous occupe.

Prendre ce qui aide, laisser le reste

C'est ainsi que Stoa-journal aborde les méthodes existantes : comme des propositions à confronter à votre propre expérience. Un livre, une philosophie, une théorie ou une méthode peuvent parfois ouvrir une porte. Rien n'oblige à construire toute la maison derrière.

La réflexion reste la vôtre. Et aucune grille ne devrait devenir plus importante que la personne qu'elle prétend éclairer.

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