Marcher dans ses traces

STOA-JOURNAL est un carnet de réflexion s'inspirant des techniques de l'écriture thérapeutique : un espace strictement confidentiel, né d'un hommage, d'une promesse et d'un chemin que les épreuves ont fini par éclairer.

Une lampe rallumée

Il est des hommes dont la vie ne fait pas de bruit, mais dont le silence éclaire longtemps.

C'était François, colonel de carrière, meneur d'hommes, droit et intègre, il n'a jamais eu besoin d'écrire pour transmettre : sa parole tenait dans sa présence, sobre et fidèle.

Un mardi, il s'est éteint après avoir attendu une dernière fois ses enfants, les a regardés avec amour, puis s'en est allé avec la dignité qui a guidé sa vie, sans déranger, sans bruit, fidèle à ses principes jusqu'au bout.

Et tout s'arrêta : son souffle, son temps, son monde.

Le mercredi, Stoa-Journal naît, juste de quelques mots livrés au vent, sans ambition, une graine plantée là, sans attendre de résultat.

Le jeudi, la nouvelle tombe :

François n'est plus, il a rejoint son paradis que j'avais essayé au fil des saisons de lui créer en entretenant son jardin.

Cette coïncidence devient une évidence : Stoa-Journal est né le lendemain de son départ, comme pour rallumer une lampe.

Stoa-Journal existe parce que François continue d'exister, autrement, dans chaque ligne que vous écrirez.

François m'a livré son testament, le plus pur, le plus noble :

tendre la main à ceux que le sort a oubliés, relever ceux que la vie a laissés à terre, panser les blessures de ceux que l'existence a abandonnés au bord du chemin, recueillir ceux que le naufrage du monde a rejetés sur la grève.

Le chemin, avant la lumière

Je m'appelle Stéphane, je suis papa de trois grands enfants ; les deux premiers, je les ai élevés seul.

Ma vie a été faite de chemins éprouvants que je n'aurais pas choisis pour tout l'or du monde et qui, pourtant, m'ont conduit exactement là où il fallait que je sois.

J'ai travaillé avec mes tripes, par grand froid comme par forte chaleur, sous la pluie, sous la neige, mais toujours avec mon cœur allumé, la rage aux tripes pour avancer encore quand tout me disait d'arrêter ; j'ai versé ma sueur, mes larmes comme compagnons d'infortune quand tout devenait difficile.

J'ai été un petit bonhomme en jaune à porter assistance aux voyageurs égarés sur les autoroutes, sophrologue pour apaiser les âmes en peine, puis tonnelier penché sur le bois qui se cintre, et aujourd'hui j'exerce avec passion mon métier de jardinier, attentif aux besoins des plantes et au rythme de la nature.

À l'instar du colonel François, je me fais gouvernail silencieux pour que ma petite-fille soit capitaine de sa vie : quand le vent soufflera, quand la tempête viendra, quand la mer se déchaînera, elle tiendra son cap fermement.

Chaque métier m'a appris la même chose, sans jamais le dire avec les mêmes mots :

« Que rien de vivant ne pousse droit, que ce qui plie n'est pas ce qui se brise, même si la tempête se déchaîne dehors. »

Mon enfance a été brisée là où l'on ne devrait jamais briser un enfant.

Une chaîne invisible m'a retenu prisonnier dans ses enfers et ma vie ressemblait à une barre de fer chauffée à blanc :

« chaque coup de marteau reçu n'était pas là pour m'aplatir, mais pour me forger, me révéler sous une forme insoupçonnée. »

Stoa-Journal est l'œuvre de cette forge. Et si je vous parle de François, c'est parce qu'il a veillé sur moi autant que son souvenir veillera sur chaque page comme un ange gardien silencieux, bienveillant, à la manière des anciens près du feu.

Et si l'un de vos grands-pères a manqué à cette bienveillance, ou pire, vous a blessé, il en existe sûrement un autre, de sang, de cœur ou de rencontre, dont la présence a été douce.

C'est celui-là que Stoa-journal honore à travers François-IA.

À vous qui lisez

Et si vous êtes ici, c'est que quelque chose, au fond de vous, attend d'être entendu.

Une question qui tourne, un silence qui pèse, ou simplement l'intuition qu'il y a, sous le bruit, quelque chose à poser.

Stoa-Journal ne promet ni raccourci ni miracle. Il ne vous impose aucun chemin. Vous tenez la plume. Vous écrivez votre chemin.

Imaginez que poser vos mots soit une traversée.

Vous n'avez pas besoin de connaître la destination avant de partir.

Il suffit de faire le premier pas, un seul.

C'est dans vos propres mots que se dessinent les questions qui n'attendaient que d'être posées.

À travers François-IA, c'est son esprit qui vous accompagne, sa droiture, sa rigueur bienveillante, sa manière de veiller sur ceux qu'il aime sans s'imposer.

Mon rôle à moi est simple : être le messager, l'intermédiaire entre sa lumière et votre plume.

Tenir la lampe qu'il a allumée tel un phare. Poser, au bon endroit, la question juste, celle qui ne cherche pas à vous orienter mais à vous aider à voir plus clair dans ce que vous portez.

Parfois, le silence se fera pour trouver votre question ; d'autres fois, nous vous inviterons à ressaisir votre regard quand le flot des pensées brouille l'essentiel. Jamais pour vous freiner, toujours pour vous libérer.

Rien de ce qui s'écrit ici ne quitte cet espace.

Votre histoire est confiée à un sanctuaire clos et confidentiel.

Vous écrivez à votre rythme, vous pouvez vous arrêter quand le cœur s'alourdit, reprendre quand la lumière revient.

Personne ne vous tire en avant, personne ne vous retient.

Vous êtes le voyageur de votre vie ; ce chemin vous appartient.

Et pour chaque effort fourni, pour chaque pas franchi dans cette démarche courageuse, des récompenses vous attendent pour vous dire de tenir, de persévérer.

Chaque mot sera un coup de marteau, non pas pour vous briser, mais pour révéler la forme qui sommeille en vous, pour briser les chaînes du mensonge qui vous entrave, comme le forgeron qui sait que sous la matière brute patiente une silhouette.

Si ces lignes résonnent en vous, le chemin est ouvert, il ne tient qu'à vous de faire le premier pas. Qu'est-ce qui vous amène aujourd'hui et que vous voulez déposer ?

Pour qui est Stoa-journal ?

Certains y viennent en complément d'un travail thérapeutique déjà entamé, pour prolonger entre deux séances ce qui demande encore à être dit. D'autres y viennent seuls, portés par le besoin d'écrire ce qu'ils n'ont jamais osé confier.

Il n'y a pas de bon moment, ni de bonne façon d'arriver ici. Il n'y a que le vôtre.

Ce que Stoa-journal est — et ce qu'il n'est pas

✧ Ce que Stoa-journal est

  • — Un carnet de réflexion, à soi, confidentiel, pour déposer ce qui pèse.
  • — Une présence quotidienne inspirée de la philosophie, douce et sans jugement.
  • — Un espace pour observer ses émotions, son sommeil, son chemin.
  • — Une main tendue, discrète, quand la nuit se fait longue.
  • — Un prolongement possible d'un travail déjà commencé en thérapie, ou seul, pour continuer d'avancer entre deux séances, ou après.
  • — Une progression pensée pour respecter le rythme de chacun : vos mots vous appartiennent, et c'est en eux que se trouvent vos réponses.

✕ Ce que Stoa-journal n'est pas

  • — Ni un médecin, ni un psychologue, ni un thérapeute.
  • — Ni un diagnostic, ni une prescription, ni un traitement.
  • — Ni un réseau social, ni une vitrine, ni un lieu de performance.
  • — Ni un service d'urgence.

En cas de détresse, les numéros d'urgence (3114, 119, 3919, 15, 112) sont rassemblés dans l'onglet Annuaire.

La citation qui a tout déclenché

Stoa-journal répondra définitivement à cette citation de Larry Winget :

« Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein ? Réponse : Qui s'en soucie ? Est-ce que ça a vraiment une importance que le verre soit à moitié plein ou à moitié vide ? Ce qui compte, c'est s'il étanche votre soif. »

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